Pourquoi dresse-t-on des animaux pour le cirque ?

Le spectacle des exercices difficiles exécutés par des animaux plaît beaucoup aux enfants, mais les animaux ne le font pas naturellement. Le dressage demande beaucoup de répétitions, de patience, de douceur et aussi de sang-froid et de courage quand il s'agit de fauves.

Qui n’a jamais entendu parler des jeux du cirque sous l’empire romain?... Ainsi le terme « cirque » dérive du latin circus qui signifie « circulaire » par allusion à la forme de l’enceinte où se déroulaient les jeux publics de la Rome antique. Ces jeux, ainsi que les montreurs d’ours et les ménageries privées furent à l’origine du cirque moderne apparu en 1768 lorsque Philippe Astley, de la cavalerie britannique, eut l’idée de créer une piste ronde à Londres pour le dressage des chevaux de voltige. Cet espace ouvert, ne permettant aucun trucage, fut adopté par les funambules, équilibristes et jongleurs qui produiront leurs numéros les uns à la suite des autres sans autre but que celui d’attirer un public avide de distractions, de sensations fortes, mais aussi de merveilleux et d’enchantement. Plus tard, vers 1820, furent introduits les chapiteaux, ce qui favorisa la mobilité des cirques. Tous les cirques ne se produisent toutefois pas sous chapiteau. Une dizaine d’années plus tard vint l’ère coloniale, période pendant laquelle on commença à importer en grand nombre des animaux sauvages d’Afrique et d’Asie. Les cirques les exhibèrent d’abord dans des cages roulantes placées autour de leurs chapiteaux. Le public qui venait d’abord observer ces animaux exotiques, assister aux repas des fauves ou à l’entrée des dompteurs dans les cages, vint ensuite - consécutivement à l’invention de la cage démontable - sous le chapiteau assister au dressage des fauves au centre de la piste. Durant cette période honteuse de l’histoire occidentale - mais est-elle vraiment derrière nous? - on exhiba et collectionna aussi des humains « exotiques » (indigènes) ou « monstrueux » (nains, géants, obèses, individus difformes) dans un but soi-disant éducatif… Le cirque traditionnel commença à perdre de sa popularité après la seconde guerre mondiale. Entre 1970 et 1980, de grandes enseignes disparurent et les faillites se succédèrent. Parallèlement, une nouvelle forme de cirque émergea au cours des années 1980, une forme de beaucoup plus recherchée sur les plans de la créativité et de l’esthétisme, et qui – il n’est pas trop tôt! – tourne le dos à l’utilisation des animaux tant sauvages que domestiques. L’ancienne forme perdure mais poursuit heureusement son déclin grâce notamment aux protestations d’un public plus civilisé et averti. 

Le dressage savant est un art pra lequel le dompteur présente un spectacle original, par le fait que les animaux imitent les gestes des hommes. L'animal, chez le quel on a créé et entretenu des automatismes, par une patiente éducation, se comporte 'une manière inhabituelle, aussi bien obéissant que facétieux, comme s'il avait acquis de l'intelligence. Certains numéros ont une réelle valeur esthétique, comme les exercices de haute-école. Le risque encouru par le dompteur de bêtes féroces entre aussi dans le succès de ces exhibitions.

 
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