Promenade à deux

 

Promenade à deux



Le vent caresse mes cheveux.
La fraîcheur effleure mon visage.
Le soleil m'envahit de bonheur.
La nature me donne cette sensation de bien-être.
Je marche à tes côtés, sereine et libre.
Ta sagesse m'aide à rester lucide.
Grâce à toi je redécouvre la nature,
le plaisir d'être libre, de tout oublier.

Un cours d'eau encore sauvage se cache,
Le saule pleureur le caresse au passage.
Tout ici est calme, tout semble ensommeillé.
Nous nous approchons doucement.
Je me sens si bien auprès de toi,
De savoir que tu es là, que tu m'écoutes,
Et que peut-être tu me comprends.
Que les hommes sont bêtes comparés à ta sagesse.

Pour moi, tu es plus qu'un simple cheval.
Tu es devenu mon ami, celui que j'aime.
Le monde t'a alors épargné les défauts qu'ont les hommes.
Et tu es si précieux pour qui sait te comprendre.
Je te caresse le flancs pour te dire que je t'aime.
Tout naturellement je te libère de tes rênes.
Toi seul a su gagner ma confiance.
L'amitié est plus précieuse que l'or.

Que deviendras-tu, alors,
Si un jour on te donnait la parole ?
Que me dirais-tu, alors ?
Me quitteras-tu un jour ?
Pourras-tu oublier nos délicieuses promenades
Pendant lesquelles nous nous sentions libres ?
Je pense que tu es mon ami le plus fidèle
Et que rien ne pourra nous séparer.

 

Novembre 1988

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