"Les enquêtes d'Hercule Poirot" d'Agatha Christie

Il s'agit d'un recueil de nouvelles policières élucidées essentiellement par le détective belge Hercule Poirot, secondé par le capitaine Hastings, narrateur des nouvelles.

 

* L'énigme de "l'étoile de l'Occident"

Poirot reçoit la visite de Mary Marvell, une actrice très connue. Elle lui explique qu'elle a reçu trois lettres de menaces, émanant d'un chinois, au sujet d'un diamant extraordinaire dont elle est propriétaire : L'Etoile de l'Ouest. Son époux, Gregory Wolf, avait acheté le bijou d'un chinois trois ans auparavant. Le couple doit se rendre chez les Yardly d'ici quelques jours, et eux aussi ont un diamant jumeau au leur, qui s'appelle L'Etoile de l'Est. Poirot et Hastings ne peuvent pas s'empêcher de se souvenir des racontards selon lesquels Rolf et Mme Yardly avait eu une liaison quelque temps auparavant... Les choses se compliquent quand Hastings reçoit la visite de Mme Yardly, qui déclare avoir reçu, elle aussi, des lettres de menaces concernant son diamant. Poirot et Hastings se rendent chez les Yardly : le soir où Mme Yardly doit leur montrer son bijou, les lumières s'éteignent, et elle est attaquée dans l'obscurité...

 

* Tragédie à Marsdon Manor

Hercule Poirot est chargé par un de ses amis, directeur d'une compagnie d'assurances, d'enquêter sur la mort de M. Maltravers, décédé l'avant-veille et qui avait récemment contracté une police d'assurance décès d'un montant de 50 000 livres sterling. Hercule Poirot et son fidèle ami le capitaine Hastings se rendent donc dans la propriété du défunt, dans l'Essex, non loin de Londres, pour examiner les circonstances de ce décès apparemment dû à une hémorragie interne, mais dans lequel la compagnie d'assurances envisage la possibilité d'un suicide, en raison de rumeurs sur la situation pécuniaire du défunt, qui laisse une jeune et jolie veuve.

Poirot va enquêter, et va porter ses soupçons sur le capitaine Black, un marin venu d'Afrique orientale, et sur la veuve, trop joyeuse à ses yeux. Accident cérébral, suicide, ou... meurtre ?

 

* Un appartement trop bon marché

Hastings apprend que l'amie d'un ami vient de prendre en location un appartement situé dans un quartier cossu à un très faible prix. Informé de l'anecdote, Poirot est intrigué. Il découvre que le couple Robinson a pu louer ce logement car il porte le même nom qu'une espionne internationale poursuivie par la mafia. Ainsi l'espionne, qui a donné en location le logement, recherchait des locataires appelés spécifiquement « Robinson » afin qu'ils soient tués à sa place !

 

* Le mystère de Hunter's Lodge

Roger Havering vient voir Hercule Poirot au sujet de la mort criminelle de son oncle, Harrington Pace, qui a été tué d'une balle dans la tête. Poirot, cloué au lit par la grippe, envoie Hastings enquêter sur les lieux. Arrivé dans la demeure du défunt, Hastings rencontre l'inspecteur Japp, qui mène son enquête. La femme de chambre est entendue : elle explique que la veille au soir, un homme assez grand portant une barbe noire est venu, qu'il a eu un entretien avec la victime, qu'elle a ensuite entendu une détonation. Roger Havering puis son épouse Zoé sont entendus, et confirment les déclarations de l'employée. L'inspecteur Japp, qui constate la disparition d'un des pistolets de la victime dans le bureau, ordonne qu'on tente d'arrêter cet homme. Hastings télégraphie son rapport à Poirot, qui répond rapidement qu'il faut immédiatement arrêter la femme de chambre. Japp se précipite au manoir : cette femme est partie peu de temps auparavant... L'arme qui a servi au meurtre est retrouvée. Poirot explique alors à Hastings que le meurtrier n'est ni l'homme à barbe noire, ni la femme de chambre, mais les époux Havering ! Mme Havering s'est déguisée en femme de chambre (qui n'a donc jamais existé) avant d'être interrogée par Japp et Hastings ; l'homme à la barbe noire est une pure invention ; l'arme a été déposée par Roger dans un endroit où on la trouverait facilement ; le couple a créé cette histoire afin de ne pas être soupçonné du meurtre, puisqu'ils étaient les suspects évidents. Poirot souligne qu'il ne dispose d'aucune preuve pour arrêter les coupables.

 

* Un million de dollars en bons volatilisés

Esmée Farquhar vient trouver Hercule Poirot. Son fiancé, Philippe Ridgeway, chargé du transport d'un million de dollars en bons du Trésor de Liverpool à New-York, est accusé d'avoir volé cette somme ou d'avoir commis une négligence professionnelle ayant entraîné le vol de cette somme. En effet, les bons ont été placés dans sa cabine d'un navire transatlantique, dans une malle blindée. À l'arrivée à destination, les bons avaient disparu ! Poirot innocentera Ridgeway en répondant à cette simple question : qui disposait des clefs de la malle blindée ?

 

* La malédiction du tombeau égyptien

À la suite d'une expédition en Égypte ayant amené la découverte de la sépulture d'un pharaon de la huitième dynastie, plusieurs membres de l'expédition décèdent dans des circonstances mystérieuses. Poirot est chargé par la veuve d'un des défunt de reprendre l'enquête rationnellement.

Hercule Poirot se rend donc en Égypte. Poirot mène l'enquête et découvrira le coupable en la personne du médecin de l'expédition.

(Cette nouvelle s'inspire de la découverte de la tombe de Toutankhamon et de la malédiction du pharaon)

 

* Vol de bijoux à l'hôtel Métropole

Le fameux collier de perles de la richissime Mrs Opalsen a été dérobé dans sa chambre, à l'hôtel Métropole, à Brighton, où le détective Hercule Poirot séjourne en compagnie du narrateur, Hastings. Mr Opalsen venait juste de confier aux deux hommes qu'il allait peut-être être obligé de vendre le collier, car il éprouvait des difficultés financières.

Le détective privé prend l'enquête en main, malgré la présence de la police. La bonne de Mrs Opalsen affirme qu'elle n'a quitté la pièce que quelques minutes pour se rendre dans sa propre chambre, voisine de celle de Mrs Opalsen, et la femme de chambre de l'hôtel clame son innocence. Pour se disculper, elle exige d'être fouillée, mais on ne trouve rien sur elle, ni sur la bonne. »

 

* L'enlèvement du premier ministre

Le Premier ministre britannique est en retard pour prendre son train qui doit le mener en France pour une conférence portant sur le réarmement de l'Allemagne. Fort heureusement, il arrive à temps et son garde du corps explique à l'éternel inspecteur Japp que des gangsters ont tenté de tuer le ministre en pleine campagne. Celui-ci ne fut touché qu'à la joue et ensuite soigné dans un hôpital. Le Premier ministre part en France sans problème.

Quelque temps plus tard, Hercule Poirot, en sortant de son chez tailleur qui lui expliquait qu'il avait grossi, est demandé à midi pile chez un lord important du pays. Ce lord lui explique qu'on a enlevé le Premier ministre en France.

Hercule Poirot enquête donc et se rend compte (encore une fois) que tout a toujours une face cachée... Il découvrira que le Premier Ministre a effectivement été enlevé, mais en Grande-Bretagne, et non pas en France comme tout le monde le croyait. Et il trouvera sans trop de difficulté le repaire des ravisseurs.

 

* Une étrange disparition

Hercule Poirot et son fidèle ami le docteur Hastings devisent des sujets d'actualité lorsque l'inspecteur Japp vient soumettre au détective le cas de la mystérieuse disparition e M. Davenheim, banquier et homme d'affaires, sorti après le thé de sa résidence secondaire pour aller poster des lettres au village, alors qu'il avait rendez-vous peu de temps après avec M. Lowen, une de ses relations d'affaires, avec qui il n'était pas en des termes très chaleureux.

Deux jours après la disparition du banquier, on a constaté que, dans le bureau du banquier, où M. Lowen avait vainement attendu son arrivée, le coffre-fort avait été forcé et qu'une forte somme d'argent et des bijoux de prix avaient disparu du coffre.

Ces éléments font peser de graves soupçons sur M. Lowen, d'autant que l'on ne tarde pas à retrouver les vêtements du banquier à proximité d'un four à chaux, et qu'une bague en or avec un solitaire, appartenant à M. Davenheim, est retrouvée entre les mains d'un voleur à la tire, qui reconnaît M. Lowen comme l'homme s'étant débarrassé de cette bague...

* Un dîner peu ordinaire

 

* Le crime de Regent's court

Hercule Poirot et le capitaine Hastings reçoivent la visite d'un de leur amis et voisin proche, le docteur Hawker, et discutent tranquillement de cas d'empoisonnements criminels à l'arsenic lorsque surgit, affolée, la femme de chambre du médecin, miss Rider, qui indique avoir reçu par téléphone l'appel à l'aide d'un homme disant avoir été « tué », et s'appelant « Foscatin » et parlant de « Regent's Court ».

Le médecin indique à ses hôtes qu'il doit s'agir d'un de ses patients, le comte Foscatini, et accepte que Poirot et Hastings l'accompagnent à Regent's Court, immeuble luxueux, pour en avoir le cœur net. Ils apprennent par le liftier, Roberts, que le valet et maître d'hôtel du comte, M. Graves, est sorti une demi-heure plus tôt, tandis que le comte reçoit, pendant ce temps, deux messieurs à dîner. Après la survenue du gérant de l'immeuble, Hawker, Poirot et Hastings, entrés chez le comte, constatent que celui-ci, assis à son bureau et tenant encore le téléphone à la main, a été tué par une statuette de marbre ensanglantée, tandis que les invités du comte semblent avoir disparu.

Poirot s'intéresse immédiatement aux circonstances du dîner et se fait conduire dans les cuisines de l'immeuble, où il s'enquiert auprès du personnel des détails sur les menus servis dans l'appartement du comte, via le monte-charge, et sur les reliefs du repas revenus en cuisine.

Peu après, Graves, le valet du comte, revient à l'appartement et révèle aux enquêteurs que, la veille, dans la matinée, le comte avait reçu deux Italiens, dont l'un était nommé Paolo Ascanio, et que, discrètement, il avait tenté d'écouter leur conversation, dont il avait saisi des bribes laissant penser à un différend d'ordre financier, et invitant ses visiteurs à revenir le lendemain soir.

Graves poursuit en rapportant l'arrivée des deux hommes à 20 heures, le soir du meurtre, et les sujets de conversation anodins entendus durant le dîner, après lequel son maître, vers 20 h 30, lui avait donné congé pour la soirée.

Après avoir trouvé dans le carnet d'adresses de la victime, le nom et l'adresse d'Ascanio, l'inspecteur chargé de l'enquête procède à son arrestation, pensant à une histoire de vendetta. Toutefois, le signor Ascanio présente un alibi indiscutable, en la personne de l'ambassadeur d'Italie, qui certifie que le suspect se trouvait avec lui le soir du meurtre entre 20 et 21 heures.

Ascanio, revenu consulter Poirot après sa libération, finit par reconnaître avoir rendu visite au comte Foscatini (qui se révèle en réalité avoir porté un titre de complaisance et avoir été un maître-chanteur) la veille du meurtre, en compagnie d'un membre du personnel de l'ambassade, pour lui remettre une somme d'argent en échange de documents compromettants pour un personnage italien haut placé, mais nie être revenu à Regent's Court le soir du meurtre.

Après le départ de l'Italien, Poirot expose sa théorie à Hastings. Le meurtre a en réalité été commis par le valet, Graves, seule personne déclarant que le comte aurait reçu des Italiens à dîner ce soir-là. L'essentiel des trois repas étant passé dans l'estomac du valet, qui n'a toutefois pas réussi à manger les parts de soufflé-au-riz du dessert. Graves a poussé la mise en scène jusqu'à fumer deux cigarettes et un cigare, et à boire dans les trois tasses de café, pour accréditer l'idée de plusieurs convives présents dans la salle à manger, mais a notamment été perdu par le fait que, en cuisine, l'intégralité du soufflé-au-riz est revenue intacte, ce qui a éveillé la méfiance de Poirot.

 

* L'affaire du testament disparu

Violet Marsh a hérité un petit manoir de son vieil oncle Andrew. Celui-ci, qui doutait des capacités intellectuelles de sa nièce, a rédigé un testament selon lequel elle avait un an pour trouver le second testament qu'il avait soigneusement caché dans la maison, faute de quoi l'ensemble de l'héritage sera attribué à des œuvres caritatives. Comme Violet, en dépit de ses efforts, n'a rien trouvé, elle vient solliciter l'aide d'Hercule Poirot. Celui-ci se rend sur les lieux et procède à leur examen minutieux, sans rien trouver. Néanmoins, il apprend que l'oncle avait fait réaliser des travaux dans une des pièces. Ayant retrouvé les ouvriers, il apprend qu'une cachette a été façonnée dans la cheminée. Hélas, après avoir découvert la cachette, il ne découvre que les restes carbonisés d'une feuille de papier détruite et illisible. Il s'agit sans doute du second testament, qui a été brûlé soit par l'oncle, soit par un tiers. Mais Poirot ne s'avoue pas vaincu. Il continue ses recherches et découvre que la cachette dans la cheminée était un leurre : le second testament a été rédigé avec de l'encre invisible à base de jus de citron, sur un papier que tout le monde pouvait voir !

 

* La boîte de chocolats

Seule affaire où Hercule Poirot ne résoud pas l'affaire...

* La mine perdue

* La femme voilée

Hercule Poirot s'ennuie car, selon lui, il manque de cas intéressants, disant même au capitaine Hastings que les criminels anglais le craignent trop (il rejette évidemment la suggestion que la plupart d'entre eux ne sauraient même pas qu'il existe). Hastings se souvient d'une affaire récente dans laquelle la vitrine d'un bijoutier dans Bond Street a été brisée et où le coupable, rapidement arrêté, n'avait sur lui que des copies des six pierres volées, ayant immédiatement passé les véritables bijoux à un complice. Poirot estime que, même si cela avait été bien planifié, cela ne représente pas un intérêt réel.

 

De belles intrigues avec nos méninges qui déménagent...

C'est alors qu'ils reçoivent une visite : une femme voilée. Elle dit être Lady Millicent Castle Vaughan, dont les fiançailles avec le duc de Southshire ont été récemment annoncées. Pendant la guerre, elle avait écrit une lettre à un homme qui a été tué par la suite et cette lettre, dont le contenu pourrait être mal interprété, est tombée dans les mains d'un certain Lavington, un maître-chanteur qui réclame 20 000 £ pour la lui rendre, une somme qu'elle peut en aucun cas se permettre. Elle raconte qu'elle est allée à la maison de Lavington à Wimbledon pour plaider sa cause, mais que ce fut inutile. Il lui a montré que la lettre était conservée dans une boîte chinoise, mais que celle-ci était cachée dans un endroit qu'elle ne pourrait jamais trouver. Lavington répond à l'invitation de Poirot, mais rit à sa demande de rendre la lettre, disant qu'il réduit ses prétentions à 18 000 £ et Lady Millicent a jusqu'à mardi pour trouver cette somme.

Piqué au vif, Poirot décide que la seule manière d'agir est de chercher dans la maison de Lavington. Il s'y rend le lendemain matin, sachant que le propriétaire est absent et se présente comme un homme recommandé par Scotland Yard, qui peut mettre des verrous anti-vol aux fenêtres. Il laisse la fenêtre entrouverte et y retourne avec Hastings le soir même. Après une longue recherche, ils trouvent la boîte cachée dans une fausse bûche.

Le lendemain, Lady Millicent le contacte à propos de la lettre. Elle lui demande la boîte comme un souvenir, mais Poirot est trop rapide pour elle et l'empêche de la prendre. Dans un autre compartiment de la boîte se trouvent les 6 joyaux disparus de Bond Street. Japp apparaît alors, sortant d'une autre pièce, et reconnaît la Lady comme étant en fait « Gertie », une complice de Lavington, de son vrai nom Reed, qui a tenté de doubler les membres de son gang et qui a été tué en Hollande un jour ou deux auparavant. Les membres du gang savaient que les bijoux et la lettre étaient conservés dans la boîte et avaient décidé d'utiliser Poirot pour le récupérer. Japp emmène la femme, et Poirot raconte à Hastings, étonné, que ce sont les chaussures bon marché qu'elle portait qui lui avaient fait soupçonner qu'elle n'était pas la personne qu'elle prétendait être. Poirot souligne qu'une femme de la classe de Lady Millicent ne pourrait jamais porter de telles chaussures de mauvaise qualité. Poirot est heureux de souligner que non seulement les criminels de l'Angleterre le connaissent, mais qu'ils ont même essayé de l'utiliser lorsque leurs propres efforts étaient restés infructueux !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×